Chronique de Saint Aubin de Médoc : Avant-propos.

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L'histoire est comme une étoffe dont les éléments permanents (territoire, environnement) seraient la chaîne et dont les événements qui se déroulent jour après jour seraient la trame.

L'histoire de Saint-Aubin de Médoc pourrait s'appliquer à n'importe quelle commune rurale de France que nos ancêtres ont construite, où ils ont vécu et peiné, où ils sont ensevelis.

Ils nous ont laissé des traces que nous ne savons plus lire aujourd'hui, traces intellectuelles, morales ou matérielles. Ils nous ont laissé un ensemble de qualités ou de défauts qui sont aujourd'hui le fond de notre personnalité, certaines caractéristiques physiques, leurs tares aussi, peut-être.

D'eux, il nous reste l'église et les bâtiments publics, quelques maisons, les chemins qu'ils ont tracés, les arbres qu'ils ont plantés, le cadre si agréable où beaucoup viennent s'établir.

L'étude ci-après n'a pas la prétention de tout dire. Il reste tant à découvrir, particulièrement sur les origines. Nous avons essayé cependant, en relatant les faits déchiffrés sur les grimoires, de redonner vie à des personnages ayant réellement existé.

Cet exposé est divisé en trois parties correspondant à trois sources de documentation différentes qui deviennent plus précises en approchant des temps modernes.

La première partie - des origines à 1600 - étudie la fondation et le développement d'un petit village médocain dans le contexte historique de la région. On ne sait rien de précis sur cette fondation, mais on sait ce qui s'est passé, tant à Bordeaux que dans le Médoc, les invasions, les catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme, les famines, les épidémies, les ravages des guerres.

Pour la deuxième partie - de 1600 à 1800 - nous avons pu reconstituer, grâce aux registres de catholicité, les B.M.S. (Baptêmes, Mariages, Sépultures), l'état-civil de la paroisse. En plus des mentions officielles, on trouve, sur ces registres, une foule d'annotations inattendues, curieuses et parfois émouvantes, qui nous révèlent ce que furent nos ancêtres.

La troisième partie est plus riche car nous avons consulté, en plus des registres d'état-civil, les comptes rendus des séances du conseil municipal depuis 1828 ainsi que, vers la fin du 19ème siècle ceux du conseil de Fabrique (organisme chargé de gérer les affaires matérielles de l'Eglise locale). Pour les personnages, les coutumes et les faits plus récents, nous avons fait appel à la mémoire de quelques anciens.

Que tous ceux qui nous ont aidé et encouragé soient remerciés.

Que ceux qui désirent poursuivre et approfondir les recherches n'hésitent plus. La porte est ouverte. Le champ des investigations est étendu car il reste encore beaucoup d'archives à explorer.

René-Pierre SIERRA.

... mais l'histoire n'est pas finie...

Au moment de clore cette étude, j'apprends de source très sérieuse, émanant d'un historien local disparu depuis quelques lustres, que, au moyen-âge, une léproserie aurait été implantée à Saint-Aubin. Elle aurait été située à la sortie du bourg, en direction de Castelnau, à gauche de la route actuelle. Ses vestiges auraient été visibles avant la dernière guerre.

Le premier oratoire, avant la construction du choeur de l'église aurait alors servi de chapelle à cette léproserie.

Si tel est le cas, il reste encore beaucoup à apprendre. Bonne chance aux futurs chercheurs.

René-Pierre SIERRA.

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